Voir & Dire : un réseau de personnes curieuses de l’art contemporain, un dispositif d’accueil des artistes et de leurs œuvres à Saint-Merry, église du centre de Paris, un lieu d’expositions et de débats, un site internet de formation et de découvertes...




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Embellir Paris



Voir et Dire s’est engagé dans l’appel à projets « embellir.paris ». Le projet lauréat

La Ville de Paris a lancé un appel à projets « embellir.paris » pour introduire de l’art dans vingt espaces délaissés ou dégradés de la capitale. La Ville estime que des artistes peuvent y introduire de l’attachement pour les lieux et de la joie.

Une placette sans nom, taguée, « parfumée » et à la poubelle débordante à l’angle des rues Saint-Martin et du Cloître Saint-Merri est l’un des micro-territoires proposés.
Voir et Dire, le réseau de l’art contemporain, qui promeut les artistes et leurs œuvres à Saint-Merry, s’est impliqué dans la réponse. Il devait nécessairement le faire, car l’espace choisi pour le 4e arrondissement de Paris se trouve au pied du lieu habituel de ses expositions : une église du XVIe.

Voir et Dire est sorti pour une fois de sa distance critique
Il plaidait pour Le SOCLE. Celui-ci tranche par rapport à tous les autres projets : ce n’est pas une œuvre, mais un dispositif de programmation d’installations, de sculptures et d’évènements autour d’un socle étrange et original. L’image officielle très colorée en est l’expression abstraite.

Comme Voir et Dire, 1240 personnes ont liké pour un projet qui ne dissocie pas l’art du social et de l’urbanisme. Le SOCLE n’élude pas la question politique et veut contribuer à embellir la ville avec la collaboration des riverains et des passants.

Le SOCLE a été retenu comme lauréat par le jury, le 20 mars 2019.

Pour son appel à projets, la Ville a laissé carte blanche à qui veut pour transformer vingt espaces, choisis respectivement par les maires d’arrondissement. La démarche est un succès : 679 projets ont été élaborés en 3 mois ; 340 ont été retenus dont 27 projets pour l’angle Saint-Martin / Cloître Saint-Merri, l’un des deux sites ayant suscité le plus grand nombre de réponses, après l’immense mur Keller (11e) propice au Street Art. C’est dire l’intérêt pour ce lieu oublié du 4e de 125 m2, mais riche de potentialités.
Un jury sélectionnera fin mars. Mais au préalable, du 8 au le 14 mars, les projets sont soumis à une consultation citoyenne où la Ville invite à voter sur tous, positivement ou négativement, soit ici 27 fois si vous le souhaitez (c’est très facile). En des termes simples, chaque équipe doit collecter un maximum de Likes sur Internet et mobiliser les réseaux. Cliquez sur l’image ci-dessous pour accéder à la phase 3.

V&D fait partie du collectif 6 M3 qui a répondu à l’appel à projets. Mais il était hors de question de transposer la démarche qui a assuré le succès de V&D depuis 10 ans. L’espace, les enjeux urbains, le public, l’appartenance à un collectif d’artistes, le type d’œuvre à promouvoir : tout est différent.

Découvrez le projet au travers du dossier officiel >>>

Une réponse civique

L’analyse urbaine de l’environnement, social et spatial, montre que les réponses justes ne peuvent être que complexes et progressives. La réponse du collectif est politique : dans une ville submergée d’images, où la notion d’expérience à vivre relève à la fois de la consommation (la rue des Lombards) et de la culture (Beaubourg), un geste d’acupuncture esthétique (une sculpture ou une installation) n’y aura de portée que s’il est fort et singulier, suscite l’adhésion de ceux qui y vivent et se renouvelle régulièrement.
Proche d’une rue pleine de bars restaurants hyperfréquentés, bruyante jour et nuit, donc difficile à vivre, l’angle des rues Saint-Martin et du Cloître Saint-Merri, doit trouver un autre statut notamment par l’art : arrêter le regard et la marche du passant, du commerçant, de l’habitant pour l’inviter à revenir et à créer du lien ; susciter une réappropriation des lieux et leur respect ; trouver une stratégie de transformation douce de l’espace urbain grâce à la diversité des œuvres.
Le projet de 6M3 : Pacifier, surprendre, embellir, faire évoluer doucement l’espace avec tous, créer du lien, entretenir le lieu régulièrement.

Un socle qui change de position tous les trois mois.

Au lieu de proposer une œuvre pérenne qui, très vite, risque de se dégrader avec les pigeons, les rats et les incivilités que l’on connaît, le collectif a imaginé un dispositif minimaliste : un simple socle de 6m3, isolé, étrange et dépouillé, accueillant successivement des œuvres contemporaines très diverses, des solos shows et des évènements.

Le SOCLE est conçu formellement comme un volume attirant le regard, mais surtout comme le support d’une programmation d’œuvres et d’évènements (sur trois ans). Il est accueillant, ouvert à l’altérité, à la discussion avec les gens de passage, et veillé par les commerçants et riverains, et Saint-Merry bien sûr !

Tous les trois mois, un camion permet de donner une autre orientation au socle. Une face accueille en solo un artiste durant une période de trois mois, une autre face, un autre artiste les trois mois suivants, etc. Les mises en scène artistiques trimestrielles sont séparées par un intervalle d’un mois. Durant ce laps de temps, le socle nu et son environnement accueillent la programmation d’autres évènements sous forme de performances, danses, concerts, autres œuvres ou manifestations de la vie sociale et culturelle (Nuit Blanche, Fashion week, Paris photo, Nuit de la lecture, scolaires, etc.). Ils sont programmés par les partenaires de 6M3.

Chaque année, le socle prend un nouveau visage car il est fabriqué dans une matière différente (béton, bois, fibre).

Si un visiteur revient l’année suivante, le matériau aura changé, tout comme les autres paramètres : la couleur, la texture, le rapport à la lumière, la structure.
 Contrairement à la statuaire traditionnelle, ici, rien n’est immuable, ni l’œuvre présentée, ni le socle.

Le SOCLE voit un peu plus loin. 6M3 souhaite amorcer le retour d’une statue, actuellement à Lille, de Jacques Lipchitz, Le chant des Voyelles, qui se trouvait au croisement des rues Saint-Martin et Verrerie, jusqu’en 1994. On peut imaginer un parcours de statues intégrant la statuaire récemment restaurée de la façade de Saint-Merry.

Quelles statues pourra-t-on voir ?

œuvres de jeunes (et moins jeunes) créateurs venus du monde entier avec lesquels le collectif est en relation. L’objectif est de rajeunir l’espace public, de dialoguer avec les déjà-là architectural et urbanistique en discutant avec toutes les parties prenantes du quartier. L’art contemporain questionne le temps et la société de manière joyeuse et ne se contente pas de faire référence à la mémoire du passé.
Des artistes sont déjà prêts et d’autres sont sollicités.
6M3 a l’esprit positif : s’il est retenu, il accueillera les meilleurs projets concurrents sur son socle.

Le collectif 6M3

Cette équipe pluridisciplinaire est soudée autour d’une passion commune, la valorisation d’œuvres évolutives et d’un quartier, l’art contemporain, la sculpture urbaine et l’hyper centre parisien du IVe arrondissement. Le collectif compte deux artistes qui ont créé et exposé dans ce maillage urbain et obtenu des prix, un urbaniste curateur qui y a programmé des expositions et des Nuits Blanches, un régisseur général et ses équipes, exerçant ses talents à l’église Saint-Merry, et un pâtissier, artiste dans son domaine. Vous les connaissez peut-être par leur prénom : Pauline, Djeff, Thomas, Michel (alias Jean Deuzèmes) et Monsieur Benjamin.

En juillet 2019, sera installée la première œuvre.

Une question ? sixmetrescube@gmail.com

Jean Deuzèmes


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