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Nuit Blanche 2011 à Saint-Merry : Jacques Mérienne & Juan Manuel Silva.



Des vidéos sur la ville, la culture et le rêve ont transformé le visage d’une église du XVIe, le temps d’une nuit, celle du 1er octobre. .

Saint-Merry est l’un des endroits phares des Nuits Blanches de Paris. Les chaises y sont retirées et l’architecture se révèle éclairée d’une manière originale, la foule y découvre des œuvres inédites.

Trois œuvres vidéos, très différentes par leurs factures et leurs dimensions, ont composé le « In » et le « Off », mais avaient un point commun : la ville et la manière dont elle est vécue ; la ville à travers laquelle s’exprime la culture d’une société ; la ville sur laquelle sont projetées des émotions et par laquelle le temps ou le rêve s’expriment.

Trois lieux aussi : Bogota, Québec, Paris-La Défense.

Dans cet article, V&D vous présente l’annonce de l’œuvre majeure, la Séptima, de Jacques Mérienne. Un reportage plus complet suit.

Vingt mille visiteurs sont passés.

Le « In »

Dans la grande nef, six écrans géants et du son « en relief » sur 360°.

LA SEPTIMA, de Jacques Mérienne & Juan Manuel Silva

La carrera 7a traverse le centre historique de Bogotá, c’est l’avenue royale, la septième, la rue indienne, coloniale moderne démocratique violente mutilée… et voilà qu’elle passe par la nef de l’église Saint-Merry.

Les six écrans sont disposés dans la grande nef, et la foule passe au milieu. Le son prend autant de place que l’image.

À Bogota, la foule monte et descend, à Saint Merry, elle fait de même. Un miroir d’un curieux genre, mais où se joue, par l’image et la magie de la Nuit Blanche, l’identité de deux fleuves humains, bigarrés, cosmopolites, dans la distance sociale souvent mais dans la proximité physique.

À Bogota comme à Saint-Merry, les femmes et les hommes se donnent à voir volontairement ou involontairement, ils sont dans leurs imaginaires et font l’imaginaire des autres, y compris celui du spectateur distancié. Par leurs cinq sens, ils palpent et constituent la ville. Ils écrivent un moment de leur vie par leurs mouvements, leurs cris mêlés aux voitures et autres bruits de Paris.
Paris-SaintMerry regarde Bogota-Carrera7 et plonge dans ce qui lui est étranger : le marché des émeraudes, la violence de la sortie des bars, les bandes de gamines, devenus les ñeros, fantômes nus des rues, les vendeurs de minutes de téléphone celular, les charrettes débordantes de fruits inconnus.

L’incroyable convivialité de la septième avenue ralentit le pas du citadin stressé à Bogota, l’incroyable foule à Saint-Merry ralentit son pas pour faire l’expérience de la convivialité éphémère au cœur d’une église parisienne.

C’est une curieuse assemblée pour cette nuit du Septième jour !

Le « Off »

Le déambulatoire s’est transformé en un lieu propice à la découverte méditative et onirique, avec deux œuvres symboliquement projetées de part et d’autre de l’abside centrale, la chapelle de la Vierge, lieu de recueillement pour nombre de passants.

2256 : LA SOURCE BLEUE de Jean-Pierre Porcher

LA CHUTE. œuvre originale de Valérie Simonnet

Lire l’article et visionner les films du off

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